Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi 22 mai, le général Amara Camara, ministre secrétaire général et porte-parole de la présidence guinéenne, est revenu en détail sur la décision du chef de l’État de retirer plusieurs permis miniers. Une opération qui, selon lui, vise à mieux protéger les ressources nationales.
« Il vaut mieux garder nos ressources et attendre de les exploiter correctement que de les voir dilapidées », a affirmé le général Amara Camara, expliquant le bien-fondé d’une mesure qui suscite de nombreuses réactions. Selon lui, la plupart des permis retirés étaient en infraction par rapport au Code minier en vigueur. Il assure que la décision respecte scrupuleusement les dispositions légales.
Le général Camara rappelle que le Code minier, notamment ses articles 3, 34, 77, 82, 88 et 89, encadre strictement l’attribution, le renouvellement, et surtout le retrait des titres miniers. « L’article 3, en particulier, réaffirme le droit de propriété de l’État sur les ressources du sous-sol », a-t-il précisé, insistant sur le fait que les titres concernés devaient revenir dans le portefeuille stratégique de l’État.
À ceux qui s’interrogent sur les modalités juridiques de ces retraits, le porte-parole du président Mamadi Doumbouya a tenu à clarifier : « Une concession attribuée par décret ne peut être retirée que par décret. Un permis octroyé par arrêté doit être annulé par arrêté. C’est le respect du parallélisme des formes. »
Il insiste également sur l’objectif final de cette opération : garantir un meilleur contrôle des ressources minières pour un bénéfice réel du peuple guinéen. « Ce qui importe, ce n’est pas d’accumuler des permis, mais de les exploiter dans le respect des normes, avec des résultats visibles pour le pays », a-t-il conclu.
Lezenith.info














