Le processus d’enrôlement biométrique dans le cadre du Programme national de recensement administratif à vocation d’état civil (PN-RAVEC) pourrait se poursuivre au-delà du délai initialement prévu. C’est ce qu’a laissé entendre le ministre porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, lors d’une conférence de presse conjointe avec le général Amara Camara, secrétaire général de la Présidence, ce jeudi 22 mai 2025.
« Ce n’est pas un processus figé au 31, mais une dynamique continue », a-t-il affirmé, précisant que le but ultime est l’élaboration d’un fichier d’état civil permanent et évolutif.
Actuellement, l’enrôlement concerne les citoyens âgés de 10 ans et plus. Toutefois, le gouvernement prévoit une actualisation régulière du registre pour y intégrer les nouvelles tranches d’âge au fil des ans. « Chaque année, de nouveaux citoyens atteignent l’âge requis. Il s’agit donc d’un travail permanent », a souligné le ministre.
Conscient des défis logistiques et de la couverture nationale à atteindre, Ousmane Gaoual Diallo n’exclut pas une prolongation des délais pour permettre au plus grand nombre de citoyens de s’enregistrer. « Si nécessaire, le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation pourrait décider d’accorder un délai supplémentaire. Mais les citoyens ne doivent pas attendre cette hypothétique prolongation pour agir », a-t-il mis en garde.
Il a aussi précisé que, sur le long terme, ce fichier biométrique sera maintenu et mis à jour au sein des structures locales, notamment les mairies, pour enregistrer de façon continue les événements de la vie civile : naissances, décès, mariages, etc. « Comme les gens naissent et meurent chaque jour, le fichier doit évoluer continuellement », a-t-il insisté.
En attendant une décision officielle sur un éventuel prolongement, le gouvernement appelle les citoyens concernés à se faire enrôler dans les délais en vigueur.
Lezenith.info














