Le gouvernement guinéen a franchi un nouveau cap dans la reprise du contrôle stratégique de ses ressources naturelles. Dans un arrêté lu à la télévision nationale ce mardi par le ministre Secrétaire général à la Présidence, le général Amara Condé, plusieurs permis miniers ont été retirés et les zones concernées classées en « réserve stratégique ».
Cette mesure s’appuie sur une série de décrets présidentiels datés du 9 et du 14 mai 2025, notamment les décrets D/2025/065, D/2025/066 et D/2025/067. Elle concerne des permis d’exploitation industrielle et semi-industrielle portant sur des ressources clés du sous-sol guinéen : bauxite, fer, or, diamant et graphite. Les autorités invoquent l’article 5 du Code minier pour justifier le reclassement de ces sites sous le statut de zones protégées.
Un autre arrêté, daté du 16 mai 2025 (A/2025/480/MMG/SGG), étend cette décision aux permis de recherche portant sur d’autres ressources, dont les métaux de base, le sable noir, le manganèse et les pierres gemmes.
La mise en œuvre de cette décision est confiée à plusieurs structures techniques de l’État, notamment le Centre de promotion et de développement minier (CPDM), la Direction nationale des mines, la Direction nationale de la géologie, ainsi qu’aux services déconcentrés du ministère à l’échelle régionale et préfectorale.
Cette opération marque une volonté affirmée des autorités de renforcer la souveraineté minière du pays. Elle soulève également des interrogations sur l’avenir des entreprises concernées et les modalités de réattribution future de ces permis.
Lezenith.info














