Le ministre de l’Énergie, Aboubacar Camara, a récemment lancé une alerte importante concernant le gaspillage d’électricité en Guinée, un problème majeur pour l’approvisionnement énergétique du pays. Sur son compte Facebook, il a souligné que « les ampoules laissées allumées entre 8h et 18h représentent un gaspillage équivalant à 80 mégawatts par jour ». Selon lui, « une quantité qui, redistribuée, pourrait significativement améliorer l’approvisionnement en électricité de villes comme Boffa, Dinguiraye, Kissidougou, Faranah et bien d’autres localités ».
Ce gaspillage persiste en raison de comportements ancrés dans les habitudes des citoyens. Le ministre a précisé que ce phénomène est également lié à un autre facteur : « le coût du kilowattheure demeure, même avec l’installation de compteurs, le plus bas de la sous-région, en raison de la subvention massive de l’État, qui prend en charge 70 % de notre consommation quotidienne ». Cette subvention permet aux usagers de bénéficier d’un tarif particulièrement bas, mais contribue aussi à maintenir des pratiques énergétiques inefficaces.
Face à cette situation, Aboubacar Camara a insisté sur l’urgence de « renforcer la pédagogie pour responsabiliser les usagers ». Il a ajouté : « Cette réalité souligne l’urgence d’une pédagogie renforcée pour responsabiliser les usagers. » Le ministre évoque aussi la nécessité d’une révision progressive des tarifs de l’électricité, une réforme qu’il juge « délicate, mais qui s’imposera inévitablement pour garantir un usage rationnel de nos ressources, limiter le gaspillage, et permettre à l’État de réorienter ces subventions vers des secteurs stratégiques essentiels au développement national ».
Enfin, le ministre appelle à un changement de comportement des citoyens et affirme qu’il est nécessaire de trouver un équilibre entre la gestion de l’énergie et les enjeux de développement économique.
AMADOU DIALLO














