Arrivé à Conakry jeudi soir, la toute première activité publique du président du PEDN a été son enrôlement. En compagnie de son épouse, sous les regards de plusieurs cadres, militants et journalistes, le couple a accompli cet acte citoyen au quartier Marché-Matoto. À la fin de l’opération, le président Lansana Kouyaté s’est exprimé : « Se faire recenser est un devoir, certes, mais c’est aussi un droit. Quand on se recense, on observe d’abord tout ce qui va au-delà du simple acte. l’affichage des listes, la vérification de ces dernières, la vérification de son nom pour s’assurer qu’il n’y a pas d’erreurs. C’est dans tout ce processus que le droit s’exprime, jusqu’au vote, jusqu’à savoir qui a voté quoi. Nous voulons des élections transparentes. Elles doivent l’être, mais cela commence par le recensement. Je lance donc un message de mobilisation à tout le peuple de Guinée », a-t-il déclaré.

Il ne s’est pas arrêté là. Diplomate dans l’âme et ancien Premier ministre, Lansana Kouyaté a également insisté sur l’importance de la mobilisation citoyenne : « Il n’est pas nécessaire de refaire cela dix fois tous les deux ans. Comme vous le savez, les normes des Nations Unies en matière de recensement stipulent que cela doit se faire dans un cadre bien défini. Toutefois, chaque pays a ses propres règles, et il est important de noter que la durée entre deux recensements ne doit pas excéder dix ans. Je suis donc très heureux d’être venu me faire recenser ce matin avec toute ma famille. Cela valait le déplacement », a-t-il indiqué.

Certains citoyens guinéens, appuyés par leurs leaders, invitent la junte à proroger la durée du recensement. Le sujet a été évoqué ce vendredi, et la réponse de Lansana Kouyaté a été claire : « Je n’ai pas d’avis à donner à ce sujet. C’est à l’État d’écouter, s’il y a des difficultés au niveau de l’enrôlement, notamment pour les personnes qui n’ont pas la possibilité de se faire recenser en ce moment. Je crois que l’État guinéen en tiendra compte », a-t-il conclu.
Lezenith.info














