Un ancien scandale financier refait surface, trois décennies plus tard, à la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF), impliquant la somme colossale de 69.166.529 dollars américains. Ce procès, très attendu, secoue l’opinion publique et met en lumière de lourdes accusations de « faux en écriture publique » et « abus de confiance » portées contre plusieurs anciens ministres.
Ce lundi 17 février 2025, une nouvelle rebondissement est survenu alors que l’audience a été interrompue en raison d’un conflit verbal intense entre les avocats de la défense et de la partie civile. Me Teninké Touré et Me Mohamed Traoré ont échangé violemment, perturbant l’ordre des débats et poussant le juge à suspendre la séance. Ce n’était malheureusement pas la première fois que des tensions éclataient durant ce procès, notamment lors des comparutions de l’ancien ministre de l’Économie et des Finances, Dr. Ousmane Kaba.
Lors de cette session, les anciens ministres de la Pêche sous le régime de Lansana Conté, Mansa Moussa Sidibé et Boubacar Barry, ont fermement rejeté les accusations à leur encontre. Sidibé, ministre entre 1999 et 2002, a nié toute implication dans les accords controversés avec la Chine, tandis que Barry, son prédécesseur entre 1996 et 1999, a exprimé son incompréhension face à la situation. Tous deux insistent sur leur innocence, refusant d’être responsables des événements liés à la société Bankina Pêche et aux accords signés à la fin des années 90.
L’affaire, vieille de près de 30 ans, continue de diviser et captiver l’attention du public guinéen. La suite des débats, prévue pour le 3 mars 2025, pourrait enfin lever le voile sur cette affaire qui reste une énigme pour le pays.
Momoya Sylla














