Les organisateurs du Festival international de LAFIDI, qui a pris fin prématurément hier à Belvédère, dans la commune de Dixinn, ont organisé une conférence de presse ce 17 février 2025, pour clarifier la situation et répondre aux rumeurs qui ont circulé après l’incident. Mohamed Kalé, commissaire général du festival, a catégoriquement démenti les informations selon lesquelles les autorités du pays les auraient contactés et dédommagés suite à l’expulsion du site.
« Une rumeur a circulé disant que nous avons été contactés par les autorités et dédommagés, ce sont des contre-vérités. Nous n’avons reçu aucune compensation, et toute l’équipe est unanime sur ce point », a-t-il affirmé lors de la conférence.
Les organisateurs ont expliqué que la rumeur a pris une telle ampleur qu’elle a incité certaines vendeuses à croire que des dédommagements leur seraient également attribués. « Certaines d’entre elles menacent de nous poursuivre en justice si elles ne sont pas indemnisées, en se basant sur cette fausse information », a expliqué Mohamed Kalé.
Seinkoun Dioumessy, superviseur général du festival, a ajouté que l’origine du problème viendrait du propriétaire tunisien du lieu où s’est tenu l’événement. « Nous avons respecté nos engagements envers lui, mais il semble qu’il y ait eu des manquements de sa part concernant les relations avec les autorités. Il est actuellement introuvable », a-t-il précisé, avant d’annoncer que des poursuites judiciaires seraient engagées contre l’exploitant du site.
Rappelons que le Festival international de LAFIDI, qui en était à sa deuxième édition, rend hommage à M’Mah LAFIDI, une figure emblématique de la vente de « LAFIDI », un produit traditionnel guinéen qu’elle commercialise depuis 50 ans.
Les organisateurs insistent sur le fait que leur priorité est d’informer le public de manière transparente et de mettre un terme aux spéculations infondées.
Momoya Sylla














