Le vendredi 31 janvier 2025, lors d’une plénière tenue par les conseillers nationaux de la transition, une convention importante a été adoptée à une large majorité. Il s’agit du contrat de crédit acheteur N° 3 entre la Guinée et BPI-France S.A., visant à financer l’acquisition et l’installation d’un système de surveillance aérienne à l’aéroport de Conakry. Cette initiative, qui comprend un financement d’un montant total de 39 millions d’euros, a pour objectif de renforcer la sécurité aérienne du pays, en particulier en raison de l’obsolescence des infrastructures actuelles.
Le contrat stipule que le financement sera assuré en partie par un crédit acheteur de 37 048 440 € et un prêt complémentaire de 1 951 560 € provenant de la Société Générale. Une prime d’assurance supplémentaire de 11,76 % s’ajoutera également au montant total, soit environ 3 898 440 €, payable à la signature du contrat à partir des ressources du prêt. Le projet, qui s’inscrit dans le cadre des besoins prioritaires en matière de sécurité, sera mis en œuvre en plusieurs sous-systèmes, notamment un radar TRAC-NG, un centre militaire Skyview, et un centre civil TopSky, le tout visant à remplacer les équipements obsolètes actuellement en place.
Les conseillers nationaux ont souligné l’importance de ce projet pour la souveraineté nationale et la gestion des frontières. Ils estiment que la mise en place d’un tel système de surveillance aérienne est indispensable non seulement pour le contrôle du trafic aérien, mais aussi pour la prévention des activités illégales et la protection des espaces aériens du pays. Les responsables du projet ont précisé que ce système radar moderne, bien que coûteux, offrira une plus grande fiabilité et polyvalence, permettant ainsi à la Guinée de mieux gérer sa sécurité aérienne.
En plus de cette convention de crédit, une autre modification importante a été abordée lors de la plénière. Le rapporteur général de la Commission du plan, des affaires financières et du contrôle budgétaire, l’honorable N’Gouamou Fabara Koné, a précisé qu’une demande de modification a été formulée pour rectifier l’intitulé de la loi adoptée en mai 2024 relative à la convention-cadre de crédits signée le 7 avril 2023 entre la République de Guinée et BPI-France S.A. Une erreur dans le titre de la loi, qui faisait mention de la construction de quatre hôpitaux, a été corrigée, et il a été convenu de la renommer en une loi portant simplement sur l’autorisation de ratification de la convention-cadre de crédits entre les deux parties. Cette modification, qui a pour objectif de clarifier le texte législatif, a été largement soutenue par les conseillers nationaux.
Ce projet de surveillance aérienne s’inscrit dans une série d’initiatives destinées à moderniser les infrastructures de la Guinée, en particulier dans des secteurs stratégiques comme la sécurité et le transport. Il représente un pas majeur vers une meilleure maîtrise du territoire et de l’espace aérien guinéen.

KADIATOU BALDÉ














