Lors de son intervention dans l’émission “On fait le point” sur la RTG, le Premier ministre Amadou Oury Bah a apporté des éclaircissements concernant l’allocation des 30 milliards GNF prévus pour la rénovation de la Primature. Selon lui, l’utilisation de cette somme a dû être revue à la suite de l’explosion du dépôt des hydrocarbures, un événement tragique qui a impacté les priorités du gouvernement.
Le Premier ministre a souligné qu’à son arrivée à la Primature, il a constaté que la somme allouée à la rénovation de l’institution n’était plus adaptée aux besoins du pays, notamment après les répercussions de l’explosion du dépôt d’hydrocarbures. “
« Le gouvernement éthiopien avait donné un terrain à la République de Guinée depuis 2015 pour la construction de l’ambassade à Addis Abeba. Et rien n’a été fait jusqu’à ce moment-là. Nous avons entamé les travaux de cette ambassade, parce que si rien n’était fait jusqu’à la fin de l’année 2024, le gouvernement éthiopien était en droit de dire, puisque vous ne voulez rien faire, moi je récupère le terrain.»
Le Premier ministre a ajouté que ne rien entreprendre aurait pu porter préjudice à la Guinée sur la scène internationale.
« Ça aurait été vraiment une perte et un discrédit sur la scène internationale pour un pays qui est membre fondateur de l’Union africaine », a-t-il déclaré.
Ainsi, une partie du budget de la rénovation de la Primature a été réaffectée à la construction de l’ambassade de Guinée à Addis-Abeba. Plus précisément, 2 millions USD, soit plus de 17 milliards GNF, ont été transférés au Ministère des Affaires étrangères pour permettre le démarrage rapide des travaux.
« Donc, grosso modo, c’est une idée d’utilisation d’une partie du budget lié à la rénovation, ou du moins à des investissements que nous avons pensé l’utiliser autrement », a conclu le Premier ministre.
Cependant, il n’a pas précisé si le reste des fonds alloués à la rénovation de la Primature avait été utilisé dans d’autres projets ou s’il avait été conservé pour de futures réaffectations.
KADIATOU BALDÉ














