Les réactions politiques, celles des organisations de la société civile et des écrivains se multiplient, mais un nom, un seul, semble dominer le débat en Guinée : Aliou Bah, le président du MODEL, récemment condamné. Si la décision judiciaire choque, elle n’a pourtant pas surpris l’écrivain guinéen Thierno Monénembo, qui, fidèle à ses convictions, a encore une fois laissé sa plume s’enflammer pour dénoncer une injustice manifeste.
Dans un texte percutant, l’écrivain exprime son indignation :
« Ce verdict, loin d’étonner qui que ce soit, dévoile au monde entier la futilité et l’impréparation des hommes au pouvoir, le vrai visage de notre État. Il met en lumière la cruauté, la mesquinerie et le manque abyssal de vision et de noblesse d’âme… C’est un coup violent porté à notre conscience collective.»
Avec une écriture acérée et des mots tranchants comme des lames, Thierno Monénembo poursuit :
« C’est une honte monumentale, un outrage inacceptable à la personne humaine, un affront insupportable à notre honneur national. La justice guinéenne n’est qu’une farce. Elle ridiculise le pays entier. Ce n’est plus de la justice, c’est une parodie grotesque, une boussole détraquée pointant systématiquement vers le Sud.»
Le célèbre écrivain n’y va pas par quatre chemins et dénonce une justice qui, selon lui, a perdu tout sens de l’équité. Pour lui, cette décision est plus qu’un simple verdict : c’est une gifle à la dignité de chaque Guinéen et une marque de l’incapacité des autorités à offrir un minimum de justice à leur peuple.














