Depuis huit jours, Conakry, la capitale, est plongée dans un tourbillon d’incertitude et de souffrance. La pénurie d’essence, qui frappe durement la ville, crée une paralysie totale des transports. Ce lundi 30 décembre 2024, dernier jour de l’année, la capitale est assiégée par des foules désespérées. Dans les grands carrefours, la quête d’un simple taxi ou tricycle se transforme en une lutte quotidienne.
Les différents rond-points, sont envahis par des milliers de citoyens, coincés, ne sachant où se tourner. Dès qu’un taxi fait son apparition, c’est la panique : les gens se bousculent, se battent pour entrer dans l’un des rares véhicules encore disponibles. Le manque de carburant a rendu toute solution de transport quasi inexistante, exacerbant la colère et l’angoisse des passagers, qui attendent en vain des heures durant.
La situation dépasse la simple gêne quotidienne : elle menace l’économie et le moral des citoyens. Les files d’attente interminables et l’absence de véhicules fonctionnels ont paralysé l’ensemble de la capitale. La souffrance est palpable et la fin d’année s’annonce comme un cauchemar pour des milliers de Guinéens, pris au piège d’une crise qu’ils n’ont pas vu venir.
MOMOYA SYLLA














