Depuis une semaine, les usagers de la route à Conakry sont confrontés à d’énormes difficultés pour se procurer de l’essence. De nombreuses stations-service des communes de Sonfonia, Lambagny, Ratoma, Matoto, Gbessia, Matam, Dixinn et Kaloum, que nous avons parcourues ce lundi, sont en rupture de stock ou subissent de longues files d’attente de motards et de conducteurs de voitures.

Face à cette pénurie, la Société Nationale des Pétroles (SONAP) a publié un communiqué inquiétant : « En raison des intempéries, le bateau d’approvisionnement en essence pour la SONAP n’est pas arrivé hier soir. Il est retardé de quelques heures. »
Assis sur une caisse de sable dans une station à Coleah, un pompiste, en uniforme, informe ses clients : « Depuis hier dimanche, nous n’avons plus de carburant. »
Mamadou Dioumah Bah, un habitant de Boullbinet, déplore : « Certains de mes amis sont partis chercher de l’essence, mais en vain. D’autres ont déjà garé leurs motos. Ce communiqué ne rassure personne. C’est une honte à quelques heures de la fin de l’année»

Fodé Sylla, rencontré à Kaloum, raconte son calvaire : « Ce matin, je me suis rendu dans plusieurs stations ici en ville , mais il n’y a pas d’essence. J’ai cherché sur le marché noir, mais rien non plus. La SONAP nous a déçus. C’est un manque de prévoyance. »
Ce lundi 30 décembre, la pénurie de carburant frappe l’ensemble de Conakry, perturbant les activités quotidiennes et plongeant la population dans une situation de grande difficulté.
KADIATOU BALDÉ














