Depuis 48 heures, Conakry fait face à une grave pénurie de carburant, perturbant considérablement la circulation et le quotidien des habitants. À l’approche des fêtes de fin d’année, la situation devient particulièrement critique. Des zones comme la corniche Hamdallaye-Sonfonia, la route T7, ainsi que l’autoroute entre Enta et la Tannerie, sont touchées par des stations-service à sec, incapables de fournir de l’essence. Plusieurs stations restent fermées, et ceux qui cherchent à se ravitailler se tournent alors vers le marché noir, où le prix du litre d’essence fluctue désormais entre 15 000 et 16 000 GNF, bien au-dessus des prix habituels.

Ce n’est pas la première fois que le pays traverse une telle crise. Entre le 2 et le 7 décembre, des pénuries similaires ont déjà été observées. L’année dernière, l’explosion d’un dépôt de carburant avait été citée comme cause principale de cette pénurie. Mais, un an après, le même scénario se répète, suscitant des interrogations sur les raisons profondes de cette crise récurrente. Les causes demeurent floues, mais des problèmes d’approvisionnement et une gestion défaillante du secteur énergétique semblent être au cœur de ce phénomène.

En attendant une réponse officielle ou une solution rapide de la Sonap, les conducteurs de taxis et les citoyens subissent les conséquences, avec d’interminables files d’attente devant les rares stations encore ouvertes.
KADIATOU BALDÉ














