Le Conseil National de la Transition (CNT) a exprimé ses préoccupations concernant le faible taux d’exécution des recommandations formulées dans les précédentes lois de finances. Lors de l’examen du Projet de Loi de Finances Initiale (LFI) 2025, les conseillers ont insisté sur la nécessité d’une gestion plus rigoureuse des finances publiques et d’une optimisation des recettes. Le CNT a déploré que seulement 25 % des recommandations des exercices précédents aient été mises en œuvre, un échec attribué à un manque de volonté de certaines entreprises publiques et à des difficultés de gestion.
Les 18 recommandations formulées par le CNT touchent divers aspects de la gestion fiscale et économique, parmi lesquelles :
1. Fournir une liste exhaustive des nouvelles niches fiscales avant la LFR 2024 (Non pris en compte).
2. Prévoir les recettes liées aux infractions de stationnement dans les prévisions budgétaires (Non pris en compte).
3. Mettre en place le Conseil d’Administration de l’ANAFIC (Non pris en compte).
4. Rehausser la mobilisation des dividendes de la LONAGUI (Pris en compte, 5 milliards de francs avancés pour 2023).
5. Veiller au respect strict de la taxe sur les jeux de hasard et augmenter les prévisions de recettes (Pris en compte, incluse dans la LFI 2025).
6. Accélérer la mise en œuvre de la facturation électronique et la dématérialisation des paiements douaniers (Partiellement pris en compte, projet SAFIG2 lancé).
7. Réviser les conventions minières pour limiter les exonérations abusives (Partiellement pris en compte, négociations en cours).
8. Taxer l’importation des poussins et carcasses de poulets congelés (Non pris en compte).
9. Prendre les dispositions pour régler la contrepartie guinéenne du PRODEIC (Partiellement pris en compte, une partie payée).
10. Organiser un forum de la diaspora pour financer l’économie guinéenne (Non pris en compte).
11. Créer une Taxe de Développement Artisanal (Non pris en compte).
12. Créer une taxe pour soutenir l’industrie cinématographique (Non pris en compte).
13. Réformer l’EDG pour limiter son impact budgétaire (Non pris en compte).
14. Assurer l’application stricte de la loi sur le contenu local pour les exonérations fiscales (Non pris en compte).
15. Organiser une rencontre entre acteurs du tourisme et des finances pour régler les disparités tarifaires (Non pris en compte).
16. Envisager des partenariats public-privé pour ouvrir de nouvelles lignes maritimes (Non pris en compte).
17. Impliquer le patronat et les chambres consulaires dans la définition des politiques fiscales (Partiellement pris en compte).
18. Envisager la construction de routes à péage (Partiellement pris en compte).
Certains de ces projets ont été partiellement ou totalement adoptés, tels que la mobilisation des dividendes de la LONAGUI, le déploiement du projet SAFIG2 pour la facturation électronique, et le début de dialogues avec le secteur privé pour maximiser les recettes dans le secteur minier. Le CNT continue d’insister sur la nécessité de réformes structurelles et d’une meilleure gestion pour renforcer les finances publiques et assurer une gestion plus efficace de l’économie guinéenne.
MOMOYA SYLLA














