Le ministre guinéen des Affaires étrangères, Dr Morissanda Kouyaté, a fermement réagi à l’opération de démantèlement des zones criminogènes à Conakry, ordonnée par le Procureur Général près la cour d’appel de la capitale. Après deux semaines d’attente, le ministre a pris la parole pour clarifier la position de la Guinée concernant la gestion de ses voisins et son engagement envers le panafricanisme.
« Personne n’a de leçons à donner à la Guinée sur la gestion des voisins, sur la gestion des Africains dans notre pays. Personne n’a de leçons d’africanité, de panafricanisme à donner à la Guinée. Personne ! » a-t-il déclaré avec fermeté. Il a rappelé que la Guinée a été le premier pays à dire non au colonialisme français, avant d’être suivie par d’autres nations africaines.
Docteur Morissanda Kouyaté a également réaffirmé l’engagement historique de la Guinée envers l’Afrique, soulignant : « La Guinée, c’est le seul pays qui a commencé à dire qu’elle était prête dans sa constitution à renoncer à une partie de son indépendance pour libérer toute l’Afrique. »
Pour conclure, il a rappelé que l’hymne national guinéen met plus en avant le nom de l’Afrique que celui de la Guinée, illustrant ainsi l’importance du panafricanisme pour son pays. Cette sortie renforce l’action du gouvernement dans sa lutte contre les zones criminogènes en Guinée, tout en réaffirmant ses principes de souveraineté et d’engagement continental.
MOMOYA SYLLA














