À Conakry, les passerelles piétonnes, conçues pour protéger les citoyens des accidents de la route, sont aujourd’hui devenues des marchés à ciel ouvert, envahis par des étalagistes vendant une multitude de produits : légumes, fripes, condiments, médicaments traditionnels, balais, feuilles, et bien d’autres. Ce spectacle est frappant, et l’espace public, censé garantir la sécurité, se transforme en un terrain de commerce anarchique.

Les ponts de Sonfonia, Tombolia, Koloma et Madina sont des refuges de survie pour des milliers de commerçants qui n’ont d’autre choix que de braver le danger, faute de places suffisantes dans les marchés et à cause des loyers élevés. Cette occupation illégale expose non seulement les commerçants, mais aussi les piétons, à des risques accrus d’accidents graves.

La passivité des autorités face à cette situation est inquiétante. Les passerelles, qui devraient servir à protéger les citoyens, sont désormais des lieux de vente pour les commerçants et les mendiants. Ce phénomène illustre un manque flagrant de civisme et de respect des règles, qui gangrène la capitale et compromet la sécurité de tous.

La solution ne réside pas simplement dans la construction de nouvelles passerelles, mais dans une gestion rigoureuse et une sensibilisation accrue des citoyens pour garantir la sécurité de tous.
KADIATOU BALDÉ














