À l’approche des fêtes de fin d’année, Conakry se trouve en proie à une crise de salubrité publique d’une ampleur inquiétante. Les bacs à ordures débordent, et les points de collecte, laissés à l’abandon, transforment les rues en véritables dépotoirs à ciel ouvert. De la haute banlieue à Dixinn, le spectacle est accablant : les camions, autrefois réguliers, ont cessé de faire leur tournée depuis plusieurs jours. La société turque Albarayk, en charge du ramassage, est frappée par une crise financière sévère, avec cinq mois de salaires impayés dans sa section transport, ce qui a entraîné l’arrêt presque total des opérations.

Cette situation dépasse le simple inconfort visuel : elle porte un coup dur à l’image de la capitale, particulièrement en cette période festive. Tandis que la commune de Kaloum semble encore relativement épargnée, le reste de Conakry est englouti sous une montagne de déchets, rendant la ville insupportable pour ses habitants et inquiétante pour ses visiteurs.
La question demeure : Conakry, la capitale sera-t-elle capable d’accueillir la nouvelle année dans un environnement aussi dégradé et négligé ?
Ibrahima Sory Soumah














