La Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) a rendu son verdict ce mercredi dans l’affaire impliquant Dr Ibrahima Kourouma, ancien ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation. Reconnu coupable d’enrichissement illicite, il a été condamné à quatre ans de prison ferme, assortis d’une amende de 3 milliards de francs guinéens.
En plus de cette condamnation, la cour a ordonné la confiscation de plusieurs biens appartenant à l’ex-ministre, au profit de l’État. Le tribunal a toutefois écarté les accusations de détournement de deniers publics portées contre lui.
L’État guinéen, qui s’est constitué partie civile, a obtenu 5 milliards de francs guinéens au titre de dommages et intérêts. Le coaccusé dans ce dossier, Mohamed V Sankhon, ancien directeur administratif et financier, a quant à lui été relaxé, les faits à son encontre n’ayant pas été établis.
Initialement, le ministère public avait requis cinq ans de prison ferme et une amende de 50 milliards de francs guinéens contre les deux prévenus. Tout au long du procès, les accusés ont nié leur implication dans la gestion jugée douteuse de plus de 612 milliards de francs guinéens et 12 millions de dollars américains.
Ce jugement marque un tournant important dans la lutte contre la corruption en Guinée, menée notamment par la CRIEF depuis sa mise en place.
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