L’affaire Oyé Guilavogui refait surface devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF). L’ancien ministre de l’Environnement, poursuivi pour détournement de fonds publics, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux, est accusé d’avoir siphonné plusieurs centaines de millions de dollars destinés à des projets d’État.
Ce lundi 12 mai, l’audience n’a duré que quelques minutes : la chambre de jugement a renvoyé l’affaire au 26 mai, date à laquelle un représentant de la société chinoise Huawei est attendu à la barre. Le tribunal espère également recevoir, à cette échéance, le rapport de l’Inspection Générale d’État (IGE), réclamé depuis février dernier. Ce document doit faire la lumière sur l’exécution budgétaire du ministère de l’Environnement entre 2020 et 2021.
Fait marquant : ni les avocats des parties ni le prévenu n’étaient présents à l’audience. Evacué pour raisons médicales, Oyé Guilavogui se trouve actuellement en Tunisie.
Les montants en jeu donnent le vertige : 50 millions de dollars pour la relance de la SOTELGUI, 300 millions pour le projet Backbone, près de 94 milliards de francs guinéens pour le budget 2020 du ministère de l’Environnement, 17,9 milliards pour 2021, et 10 milliards pour un programme de reboisement














