L’intersyndicale de l’éducation en Guinée monte au créneau et annonce la possibilité d’empêcher la tenue des examens nationaux si leurs revendications ne sont pas prises en compte. Selon le Syndicat National de l’Éducation (SNE), une plate-forme revendicative a été déposée depuis février 2024 auprès des ministères concernés, mais aucune avancée substantielle n’a été constatée.
Ci-dessous la déclaration :
« Le Syndicat National de l’Éducation (SNE) informe l’ensemble des enseignantes et enseignants de Guinée que l’intersyndicale de l’éducation a déposé une plate-forme revendicative auprès du ministère du Travail et de la Fonction Publique et du ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation depuis le mois de février 2024. Face à l’absence d’un cadre formel de discussions sur les points inscrits dans cette plate-forme, nous avons fait preuve de bonne foi en adressant une lettre de rappel au ministre du Travail et de la Fonction Publique, M. François Bourouno, qui avait accepté de nous rencontrer pour une première discussion. À l’issue de cette rencontre, il nous a été demandé de lui soumettre la liste des enseignants dont les salaires sont bloqués. C’est ce que nous avons fait. Mais, deux mois après, nous continuons à tourner en rond, dans un dialogue de sourds et de dupes, sans aucune avancée tangible. Pendant ce temps, les enseignants sont de plus en plus impatients et nous demandent de passer à la vitesse supérieure pour faire aboutir nos revendications, notamment : la révision du statut particulier de l’éducation, la régularisation de la situation administrative des enseignants, le paiement des arriérés de salaires des enseignants locaux, ainsi que des primes pour les enseignants contractuels communaux non retenus, et la régularisation définitive de leur situation. Il y a aussi la question du déblocage des salaires de certains enseignants, la gestion des subventions, les primes de fonction des chefs d’établissements, qui ont le même statut que les chefs de sections des ministères, ainsi que la carte d’assurance maladie. » a conclu l’intersyndicale.
Si aucune solution n’est trouvée dans les prochains jours, l’intersyndicale ne ferme pas la porte à des actions radicales, incluant la perturbation des examens nationaux.
Kadiatou Baldé














