La Fondation pour le programme régional du dialogue politique en Afrique de l’Ouest se réunit chaque année avec des acteurs sociopolitiques et des défenseurs des droits de l’homme pour discuter des élections et de l’ancrage de la démocratie. Théodore Golli revient sur les enjeux de cette rencontre d’échanges.

« Il faut d’abord faire le bilan de l’année écoulée, voir avec les partenaires les perspectives. Pour renforcer le réseau, il est important d’amener tous les acteurs de la fondation à travailler, à se connaître, à pouvoir échanger et discuter pour un avenir prometteur. L’année passée, nous avons travaillé avec les communes de Lambanyi et Sonfonia où nous avons renforcé les capacités des délégués spéciaux dans une activité que nous appelons Face au peuple. Il est important qu’ils connaissent leurs rôles pour pouvoir développer leurs communes. »
Si nous parlons également de démocratie et de droits de l’homme, la Guinée se prépare pour les élections. C’est vrai qu’elle est en transition, mais la transition n’est pas destinée à durer. Elle a pour vocation de mettre en place des institutions et d’organiser les élections. Mais toute élection doit pouvoir s’organiser sur la base de principes et de règles, et nous pensons que ces règles seront respectées. Car lorsque ces règles ne sont pas respectées, cela porte atteinte aux droits de l’homme. »
Présent à la rencontre d’échanges, le chargé d’affaires de l’ambassade d’Allemagne en Guinée a adressé un message particulier aux autorités de la transition. Frank Lütje souhaite obtenir des détails sur les élections en Guinée.

« Un message serait certainement que la Guinée a entamé un processus de démocratisation, et maintenant c’est à la Guinée et aux institutions de décider de la suite de ce processus. Ils ont commencé avec l’avant-projet de la constitution et, comme l’a annoncé le président de la République, s’il y a des élections, on ne sait pas si ce sera cette année ou l’année prochaine, mais il est important d’avoir des détails sur les élections en Guinée. »
Le vice-président de l’OGDH, Me Amadou Ds Bah, a également exprimé son inquiétude face à la conduite de la transition.

« Nous sommes à la croisée des chemins, notre pays est dans une situation très incertaine. Des rencontres comme celle-ci de sensibilisation et d’échanges avec des acteurs de tous horizons sont, je pense, une excellente chose. Ce sont des initiatives à saluer, surtout à capitaliser. Nous savons tous que la situation du pays est alarmante, et expliquer cela, surtout à des représentants de l’État lors d’échanges directs, pourrait aider à conscientiser les décideurs afin que les élections futures se déroulent dans de meilleures conditions.
Lezenith.info














