C’est la fin abrupte de la deuxième édition du festival lafidi fouti, qui se déroulait à Belvédère. Ce dimanche matin, sans explication préalable, des policiers et des gendarmes ont envahi les lieux et ont sommé les participants, principalement des femmes et des jeunes, de quitter les lieux avant 10h30. Depuis deux heures, chacun tente de sauver ce qu’il peut, emportant les souvenirs et les biens matériels dans la hâte.

Plusieurs pick-up sont déjà postés sur place, mais aucune information officielle n’a été donnée quant à l’ordre ayant motivé cette intervention. À 9h20, personne ne savait encore à qui incombe cette décision.

Sur les réseaux sociaux, c’est l’indignation et l’incompréhension qui dominent, tandis que sur le site du festival, les larmes coulent. De nombreuses personnes avaient investi des sommes considérables pour ces quelques jours de célébration autour du lafidi, ce plat traditionnel à base de riz, d’huile rouge, de piment, de gombos, de soumbara et de tomates, pour n’en citer que quelques ingrédients. Tout cela dans une ambiance de joie, de détente et de convivialité, dans le but de mettre en valeur notre culture gastronomique. Sous les tentes et devant les stands loués, l’âme de cette fête était un véritable hommage à notre héritage culinaire.
C’est un coup dur, mais que faire face à cette situation ?

En attendant, à Belvédère, les forces de l’ordre, tant la police que la gendarmerie, demandent à tous les jeunes entrepreneurs qui tiennent des stands de tout retirer avant 10h30.
À suivre sur Lezenith.info.














