Ce vendredi, les troupes du M23, soutenues par des soldats rwandais, ont pris le contrôle de l’aéroport et de quartiers périphériques de Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu, après avoir avancé depuis la prise de Goma fin janvier. Cette offensive a provoqué un exode massif des militaires congolais et de leurs familles, qui ont quitté la ville sous la menace du groupe armé. Les autorités locales ont évité des affrontements pour prévenir une catastrophe humanitaire, mais la situation reste extrêmement tendue.
Face à cette avancée, le président Félix Tshisekedi, initialement prévu pour participer au sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba ce week-end, a annulé sa présence pour se concentrer sur la gestion de la crise en RDC.
La situation humanitaire dans l’Est du pays se dégrade, avec près de 3.000 morts selon l’ONU, tandis que les déplacés fuient vers des zones inaccessibles à l’aide. Le président de la Commission de l’UA a appelé à un cessez-le-feu immédiat, mais la communauté internationale peine à stopper l’escalade, alimentant les craintes d’une guerre régionale.
La rédaction














