Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme a ordonné la libération de deux détenus de la prison civile de Beyla, dont les dossiers présentent des irrégularités flagrantes, suscitant ainsi des accusations d’illégalité de leur détention. Parmi ces détenus, une femme et un mineur ont été incarcérés pour des raisons douteuses et manifestement injustifiées.
La femme en question a été emprisonnée à la place de son mari, un chauffeur accusé d’escroquerie. Ce dernier aurait promis à une victime de l’aider à rejoindre l’Europe, mais après avoir perçu de l’argent, il aurait disparu. Dans une tentative illégale de pression morale, les autorités ont placé l’épouse du suspect en détention pour contraindre ce dernier à se présenter. Le ministre a qualifié cette détention d’illégale et d’injustifiée.
Le mineur, quant à lui, a été arrêté après avoir été trouvé en possession d’un billet de 20 000 francs guinéens, jugé suspect par un vendeur. Le jeune garçon avait été envoyé faire des courses avec le billet, sans être au courant de sa falsification. Cette arrestation a eu lieu après que le vendeur ait signalé le billet comme étant probablement faux, et le mineur a été interpellé sur cette base.
Ces deux cas, d’après Yaya Kairaba Kaba, révèlent des abus de pouvoir et des violations des droits humains, notamment en ce qui concerne le respect des procédures légales. La libération de ces détenus souligne les lacunes du système judiciaire surtout à l’intérieur du pays.
Michel Kamano














