La récente déclaration du ministre porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, sur l’impossibilité d’organiser les élections générales en 2025, continue de secouer le paysage politique guinéen. Après l’ANAD, l’UFDG et le RPG Arc-en-ciel, c’est au tour de l’Union des Forces Républicaines (UFR) de monter au créneau. Lors de son assemblée générale du samedi 1er février 2025, un membre du bureau exécutif de l’UFR, Ahmed Tidiane Conté, a vivement réagi à la contradiction flagrante entre les propos du président de la transition, Colonel Mamadi Doumbouya, et ceux de son ministre porte-parole.
Dès le début de son intervention, Ahmed Tidiane Conté a dénoncé cette incohérence, soulignant que l’écart entre les déclarations de Doumbouya et celles de Gaoual Diallo déstabilise la classe politique et le peuple guinéen. Il a affirmé : « Quand le président de la transition dit que les élections auront lieu en 2025, et que le ministre porte-parole affirme le contraire, il y a une incohérence totale. » Pour l’UFR, cette confusion sur l’avenir électoral du pays ne peut être tolérée.
L’UFR a rappelé que les élections doivent absolument être organisées sous la supervision d’un président élu démocratiquement et non à travers un gouvernement militaire. Dans son discours, Ahmed Tidiane Conté a insisté sur la nécessité d’un dialogue inclusif qui intègre toutes les parties prenantes : partis politiques, société civile, syndicats… « Ce n’est pas dans un camp militaire qu’on va décider de l’avenir du pays », a-t-il martelé, appelant à une gestion plus transparente et participative des affaires de l’État.
MOMOYA SYLLA














