La tension a atteint son paroxysme à Daramagnaki, dans la préfecture de Télimélé, où le sous-préfet, le Colonel Mohamed Kamano, est accusé d’avoir giflé et menacé le président de la délégation spéciale de la commune, Mamadou Hatimou Bah. Cette altercation violente s’est produite en pleine préparation du mariage de M. Bah, dans un contexte déjà tendu lié à la gestion des affaires locales.
Selon le récit de Bah, les événements ont débuté le vendredi précédent l’incident. Après un voyage à Kindia pour des affaires administratives, le sous-préfet est arrivé à Daramagnaki en pleine période de préparatifs pour le mariage de M. Bah, prévu pour le lundi suivant. Ce jour-là, une lettre relative à la rénovation de la mosquée de Balouta, adressée au préfet, devait être transmise par M. Bah au sous-préfet. Ce dernier, cependant, a mal réagi à l’absence de réponse à ses précédentes convocations, déclenchant une violente dispute. Après des insultes et des menaces, la situation a dégénéré lorsque le sous-préfet a asséné une gifle à M. Bah, provoquant sa chute sur une pierre. Des témoins, y compris des gendarmes et des civils, ont tenté d’intervenir, mais M. Bah a préféré rester calme pour éviter l’escalade.
Malheureusement, la situation a empiré lorsque le sous-préfet est retourné chez lui pour récupérer une arme à feu, menaçant une fois de plus M. Bah. Heureusement, grâce à l’intervention rapide du commandant de la gendarmerie, la situation a été signalée aux autorités préfectorales. Le préfet de Télimélé a immédiatement pris contact avec M. Bah pour tenter de désamorcer la crise et calmer les tensions. En réponse à cet incident, le sous-préfet a été transféré à Télimélé sous l’instruction des autorités.
Dans un communiqué, Mamadou Hatimou Bah a exprimé son désarroi et son indignation face à l’agression qu’il a subie. Il a déclaré que la communauté locale ne souhaite plus voir le Colonel Kamano dans la région, et a déposé une plainte officielle pour violences et menaces. Si aucune mesure n’est prise par les autorités préfectorales, M. Bah a annoncé son intention de saisir la justice pour obtenir réparation.
Malgré les accusations, le sous-préfet n’a pas souhaité s’exprimer publiquement, et ses proches confirment toutefois qu’il a bien giflé M. Bah. Cette affaire reste sous enquête et soulève des questions sur la gestion des relations entre autorités locales et administratives dans la région.
Les habitants de Daramagnaki attendent des mesures concrètes pour rétablir la paix et la sécurité, et espèrent que les autorités de Télimélé prendront rapidement des décisions claires pour éviter que de tels actes de violence ne se reproduisent.
IBRAHIMA BABENN DIALLO














