L’affaire du Dr Ibrahima Kassory Fofana entre dans une phase décisive. Les plaidoiries et réquisitions tant attendues débuteront ce lundi 20 janvier 2025, sauf revirement de dernière minute.
Lors de l’audience du 15 janvier dernier, la chambre de jugement de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) a pris une décision clé en clôturant les débats, mettant fin à l’instruction. Le dossier a été renvoyé à la phase où la défense et l’accusation présenteront leurs arguments. Cette étape s’annonce cruciale pour l’issue du procès.
Ce lundi, les avocats de la défense de Dr Ibrahima Kassory Fofana exposeront leurs arguments dans l’espoir d’obtenir l’acquittement de leur client. De l’autre côté, le procureur de la République formulera ses réquisitions, détaillant les lourdes accusations retenues contre l’ex-Premier ministre : corruption, détournement de fonds publics, blanchiment d’argent et enrichissement illicite. Des charges graves qui suscitent une vive attention tant au niveau national qu’international.
L’affaire Kassory Fofana ne se limite pas à un procès judiciaire : elle est devenue un enjeu politique et social majeur pour la Guinée. Suivie de près par les observateurs, elle constitue un test décisif pour la volonté du pays de lutter contre la corruption et les crimes économiques au plus haut niveau de l’État. En détention préventive depuis trois ans, l’ancien Premier ministre risque une lourde peine si les accusations sont confirmées.
Ce procès représente un tournant dans la lutte contre l’impunité en Guinée, avec des répercussions potentielles sur la scène politique du pays. La date du 20 janvier 2025 s’annonce ainsi comme un moment clé, où se décidera non seulement le sort de l’accusé, mais aussi l’avenir de la transparence et de la justice en Guinée.
MOMOYA SYLLA














