L’affaire impliquant Yamoussa Keita, Lamine Sangaré et l’Agence Internationale de Promotion Pharmaceutique (AIPP), accusés d’atteinte à la santé publique, de détention illégale, de transfert, d’importation et de vente de produits pharmaceutiques frauduleux, a été renvoyée au 5 février 2025 lors d’une audience tenue ce mercredi 15 janvier devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF).
Les prévenus, qui ne se sont pas présentés à l’audience, ont été représentés par leur avocat, qui a justifié leur absence en invoquant des congés à Bamako. L’avocat de la défense a ainsi demandé un report du procès, en plaidant que la date de l’audience devait être fixée après le retour de ses clients.
De son côté, l’avocat de l’État a estimé que le délai de trois semaines proposé par la défense était excessif. Selon lui, une date plus rapprochée serait plus appropriée, afin de ne pas prolonger inutilement l’attente pour les victimes et le bon déroulement du procès.
Suite à ces échanges, le juge Yagouba Conté a finalement décidé de renvoyer l’affaire au 5 février 2025, afin de permettre la comparution des prévenus. Ce report suscite des attentes importantes dans l’opinion publique, notamment en raison des graves accusations de mise en danger de la santé publique et des risques associés à l’importation et la vente de médicaments non autorisés.
Ce dossier, qui soulève de nombreuses interrogations sur la régulation du marché pharmaceutique en Guinée, continue de faire l’objet d’un suivi de près par les autorités et la société civile.
FAMATOU BINTA BALDÉ














