Daniel Chapo a été officiellement investi président du Mozambique ce mercredi à Maputo, capitale fortement sécurisée après plusieurs mois de violentes contestations post-électorales. Le principal opposant a en effet appelé à poursuivre les manifestations, incitant à « paralyser » le pays, augmentant ainsi la tension qui plane sur cette cérémonie marquée par une forte présence policière.
La place de l’Indépendance de Maputo, surveillée par hélicoptères et avions des forces de sécurité, a été le théâtre de l’investiture de Chapo, désormais à la tête du parti au pouvoir depuis plus de cinquante ans dans ce pays d’Afrique australe. Le nouveau président a prêté serment en promettant de « remplir fidèlement la fonction de président de la République » pour les cinq prochaines années.
Dans son discours inaugural, Daniel Chapo, qui devient le premier président né après l’indépendance en 1975, n’a pas directement abordé les violences. Il a cependant observé une minute de silence pour les 120 victimes du cyclone Chido, tout en rendant hommage à « ceux qui, tout au long de cette période, ont perdu la vie, ont été blessés ou ont souffert de pertes irréparables ». Il a appelé à l’unité, soulignant que « unis, nous sommes capables de surmonter les obstacles et de transformer notre douleur en prospérité ».
À 48 ans, la principale mission du nouveau président est désormais de trouver une issue à la crise qui secoue son pays, caractérisé par des inégalités profondes et une pauvreté persistante. Rétablir l’ordre et la stabilité dans un contexte de tensions sociales et politiques sera son défi immédiat.
MOMOYA SYLLA














