Le scandale des dégrèvements fiscaux, largement médiatisé ces deux dernières semaines, concerne des montants faramineux, dont un dégrèvement de 800 milliards à 17 milliards de francs guinéens et de 600 milliards à 6 milliards de francs guinéens. Ce dossier suit de près l’affaire des 700 milliards de GNF au niveau des Douanes et a provoqué des réactions en chaîne.
Des informations largement diffusées dans la presse précisent que Mory Camara, l’ex-Directeur général des Impôts (DGI), et ses co-accusés, actuellement incarcérés à la Maison centrale de Conakry, sont poursuivis pour des faits de « dégrèvement illégal », et non pour détournement de deniers publics, comme cela avait été initialement rapporté.
Les révélations précisent qu’une première société devait payer 800 milliards de francs guinéens en impôts, mais que le DG des Impôts aurait dégrevé cette somme pour la ramener à 17 milliards de GNF. Une seconde société, ayant une dette fiscale de 600 milliards de GNF, aurait vu cette dette réduite à seulement 6 milliards de GNF.
Le dossier a été transféré, le 3 janvier 2025, devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF), après plusieurs jours d’enquête à la Direction générale des Investigations judiciaires de la Gendarmerie nationale. Depuis lors, les trois accusés sont incarcérés à la Maison centrale de Conakry, dans l’attente de leur procès devant la CRIEF.
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