Le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) a lancé la deuxième phase du processus de régularisation des partis politiques en Guinée, un exercice pour assurer la conformité et la transparence dans le paysage politique du pays. Actuellement, 21 partis sur les 37 recensés dans le rapport d’évaluation de juillet dernier sont concernés par cette opération d’assainissement. Les directeurs communaux de Conakry ceux de l’intérieur du pays sont chargés d’inspecter les sièges des partis et de vérifier l’enregistrement des fiches de collecte auprès du ministère.
Dans un contexte de rigueur administrative, l’horloge tourne. La date limite, fixée au 31 janvier 2025, approche à grands pas. À ce jour, 16 partis n’ont toujours pas retiré leurs fiches, et seul un nombre restreint (40 sur 67) a complété la régularisation de leurs dossiers. L’ampleur de la tâche est énorme : sur 211 partis recensés, 53 ont été dissous, 54 suspendus et 67 placés sous observation.
Le processus vise à épurer le système politique, garantissant ainsi une meilleure gestion démocratique à l’issue de ce travail de mise en ordre, avec des résultats devant être rendus publics avant la fin du mois de janvier.
MOMOYA SYLLA














