
Un tournant majeur a été marqué dans la fonction publique guinéenne ce lundi. Lors d’une cérémonie officielle, le gouvernement a lancé un programme inédit destiné aux 2 000 nouveaux fonctionnaires récemment admis dans les rangs de l’administration publique. Conformément à la loi sur le statut général des agents de l’État, ces nouveaux recrus ont été répartis dans plusieurs camps militaires à travers le pays pour entamer une formation probatoire d’une durée de 12 mois.

Ce programme civilo-militaire vise plusieurs objectifs clés : inculquer aux fonctionnaires les valeurs républicaines, renforcer leur capacité à s’adapter à leurs futures fonctions administratives et leur permettre de développer un fort sentiment d’appartenance à la fonction publique guinéenne. En outre, il entend familiariser les agents avec les principes d’éthique et de déontologie qui régissent leur mission, essentielle au service de l’État.

Le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a pris la parole lors de cette cérémonie, soulignant l’importance capitale de cette formation dans la modernisation de l’administration guinéenne. Selon lui, cette initiative s’inscrit dans une volonté de répondre aux nombreux dysfonctionnements de l’administration, notamment la corruption et le gaspillage des ressources publiques, qui ont longtemps affecté le bon fonctionnement de l’État :
« La lutte contre les dérives administratives et les fléaux de la corruption et du gaspillage des ressources publiques doit être une priorité », a déclaré le Premier ministre. « Ce programme vise à transformer les mentalités et à faire face aux attentes grandissantes de notre société, désormais plus exigeante et mieux informée. »
Pour les nouveaux fonctionnaires, cette étape marquera un avant et un après dans leur parcours professionnel. Une chose est certaine, la Guinée aspire à une fonction publique renouvelée, moderne, et au service d’une nation plus forte et plus responsable.
MOMOYA SYLLA














