À quelques heures de la manifestation prévue pour le lundi 6 janvier 2025 dans le Grand-Conakry, les forces vives de Guinée, composées de plusieurs partis politiques et organisations de la société civile, se préparent à faire entendre leur voix. Lors de l’assemblée générale hebdomadaire de l’Union des Forces Républicaines (UFR), le président Sidya Touré a pris la parole ce samedi par appel téléphonique, appelant ses partisans à la mobilisation.
Le leader de l’UFR a exprimé ses préoccupations face à la situation politique actuelle en Guinée, dénonçant l’absence de dialogue avec le gouvernement:
« Aucun dialogue n’a été entamé avec les autorités militaires. Aujourd’hui, la confiance est rompue. C’est pourquoi nous avons décidé de manifester le 6 janvier », a-t-il déclaré.
Sidya Touré a insisté sur le caractère pacifique de la manifestation, appelant ses militants à faire entendre leurs voix de manière non violente :
« Il ne s’agit pas de jeter des pierres ou de provoquer des violences, mais de montrer que ceux qui ne sont pas d’accord ont le droit de le dire et de se faire entendre », a-t-il précisé.
Dans un ton solennel, il a rappelé l’importance de l’unité nationale et de la diversité des opinions dans une démocratie :
« La Guinée n’appartient pas à une seule personne. Elle ne peut pas dépendre d’un seul individu. La Guinée, c’est tous les Guinéens. Mais si on empêche même les citoyens d’exprimer leur avis, comment peut-on espérer que notre pays progresse dans de telles conditions»
Pour finir, Sidya Touré a encouragé ses militants à se préparer à une mobilisation pacifique, soulignant que cette manifestation n’est pas qu’une simple protestation, mais un acte de résistance en faveur de la démocratie et de l’avenir du pays.
MOMOYA SYLLA














