Le président du Conseil National des Jeunes de Guinée (CNJ-Guinée), Abdoulaye Diané, s’est exprimé avec véhémence lors de sa conférence de presse ce vendredi. Entouré de ses membres, il a dénoncé l’inaction du ministère de la Jeunesse et des Sports, qui, selon lui, empêche l’organisation d’accéder au financement, alloué par le Conseil National de la Transition (CNT). Ce financement est crucial pour soutenir les projets du CNJ-Guinée en faveur des jeunes.
Il a tout d’abord souligné les difficultés liées à l’installation du CNJ-Guinée, évoquant le manque de siège au niveau national :
« La première difficulté, d’abord, est liée à notre processus d’installation. Parce qu’à ce jour, c’est vrai, dans les régions, il y a des bureaux régionaux qui ont déjà leur siège, mais au niveau national, nous n’avons pas de siège. Et, comme vous le savez, une organisation d’une telle dimension, qui n’a pas de cadre de travail, c’est vraiment un frein, un problème. Donc, cela nous bloque beaucoup », a-t-il expliqué.
Concernant le financement, le président a précisé :
« Avec le ministère, c’est vrai qu’il y a un blocage, parce qu’avec le CNT, il y avait, premièrement, une entente, une discussion avec le ministère de la Jeunesse et le ministère du Budget. Nous avons alloué un montant de 1 milliard cette année pour que nous puissions vraiment développer nos actions. Mais ce montant, nous n’avons pas pu y avoir accès, parce que nous n’avons pas les décrets. Le blocage, c’est donc le manque de décret. » Il a exprimé son désespoir, espérant que le ministère prenne en charge ce dossier : « Nous espérons vivement que le ministère va nous entendre. Il va porter ce plaidoyer au niveau des autres instances pour que nous puissions avoir ce décret, permettant de développer nos actions et aider l’État. »
Abdoulaye Diané a conclu en insistant sur l’importance de ce financement pour l’ensemble de la jeunesse guinéenne.
MOMOYA SYLLA














