Après plusieurs heures de débats animés lors des plaidoiries et réquisitions ce jeudi, le ministère public a maintenu l’accusation contre Aliou Bah, président du MoDeL, et a requis une peine de 2 ans de prison à son encontre.
Les avocats de la défense ont, pour leur part, dénoncé l’absence initiale d’un représentant du ministère public. Ils ont également rappelé que les déclarations de leur client relevaient de son rôle politique, soulignant qu’Aliou Bah exerçait son droit de critiquer la gestion des affaires publiques. Selon eux, les propos incriminés concernaient spécifiquement le retard dans l’exécution des dix points du chronogramme de la transition.
Après avoir entendu les parties, le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire au 7 janvier 2025 pour rendre sa décision finale.
En attendant, Aliou Bah, accusé d’« offense et diffamation à l’encontre du chef de l’État », reste en détention à la maison centrale de Conakry.
MOMOYA SYLLA














