Le dossier de l’ancien Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, a de nouveau été examiné mardi devant la nouvelle composition, suite au dessaisissement du président Yagouba Conté. Les débats de cette journée ont été consacrés spécifiquement à l’absence du prévenu, qui a été hospitalisé plus d’un an et six mois à la clinique Pasteur de Kaloum, selon ses avocats.
Me Dînah Sampil, l’un de ses avocats, a souligné que la maladie de son client avait été mise de côté pour privilégier sa comparution. « Il nous paraît paradoxal de faire passer sa comparution en priorité, alors que sa santé devrait être la principale considération. Il existe une contradiction dans la décision de la cour, et le droit n’est pas appliqué correctement dans ce dossier. On semble se laisser guider par la volonté du parquet spécial », a-t-il déclaré.
Cependant, le procureur spécial, Aly Touré, a perçu l’absence du prévenu comme un défi à la justice et un refus de comparaître. « Kassory savait qu’il y avait un procès aujourd’hui, et il en a été informé par un huissier. Lorsqu’on affirme qu’il ne veut pas narguer la justice, cela semble évident. Je vous le dis, Monsieur le Président, il s’agit d’un refus de sa part de comparaître », a-t-il lancé.
Après avoir entendu les arguments des parties présentes, la CRIEF a décidé de renvoyer l’affaire à une nouvelle audience prévue pour le mardi 7 janvier 2025.
L’ancien Premier ministre, inculpé et placé sous mandat de dépôt à la Maison centrale depuis le 6 avril 2022, est poursuivi pour des faits présumés d’enrichissement illicite et de détournement de fonds publics, entre autres. L’affaire sera donc examinée à nouveau la semaine prochaine.
MOMOYA SYLLA














