Aliou Bah, président du parti MoDeL, comparaît actuellement devant le Tribunal de Première Instance (TPI) de Kaloum, où il répond des accusations d’offense et de diffamation à l’encontre du chef de l’État par le biais d’un système informatique. Interrogé sur les faits, il a catégoriquement nié toutes les accusations portées contre lui.
Le leader politique a reconnu avoir critiqué les dirigeants actuels, les qualifiant d’incapables, d’incompétents, de corrompus, et accusés de s’être illégalement enrichis. Il a justifié ses propos en soulignant que de nombreux responsables sont déjà devant les juridictions pour des faits de corruption et de détournement de fonds.
Aliou Bah a également remis en question la légitimité des autorités actuelles, soulignant qu’elles ne sont pas venues au pouvoir par des élections. Selon lui, ses déclarations ne constituent en rien une offense. Cependant, il a refusé de nommer spécifiquement les dirigeants visés par ses critiques.
MOMOYA SYLLA














