Ce lundi matin, une vague de protestation a secoué l’administration de Kaloum, où des enseignants-chercheurs des universités de Gamal Abdel Nasser de Conakry et du Général Lansana Conté de Sonfonia se sont réunis devant le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation. Leur colère est dirigée contre leur exclusion du processus de recrutement dans l’enseignement supérieur, après 6 à 10 années de service sans intégration dans la fonction publique.

Brandissant des banderoles aux messages percutants tels que « À bas l’injustice, à bas l’exploitation intellectuelle, la justice doit être la boussole », les manifestants ont exigé la régularisation de leur situation professionnelle. Ils dénoncent également la corruption et le clientélisme qui, selon eux, gangrènent le recrutement des enseignants-chercheurs dans les deux universités, excluant des centaines de diplômés qualifiés.

Cette mobilisation, forte et déterminée, souligne la frustration croissante d’un corps académique méprisé et laissé dans l’ombre après des années de service. Les enseignants réclament enfin la reconnaissance de leur droit à une carrière stable et équitable.
MOMOYA SYLLA














