Dans la nuit du 17 au 18 décembre 2023, un drame d’une ampleur inouïe a frappé la Guinée, lorsqu’une explosion dévastatrice a détruit le plus grand dépôt pétrolier du pays à Conakry. L’onde de choc, ressentie jusque dans les préfectures voisines de Coyah et Dubreka, a fait 24 morts, 454 blessés et endommagé plus de 800 bâtiments. L’incendie qui a suivi a ravagé la zone, provoquant une intervention d’urgence pour sauver les blessés et contenir les flammes.
Un an après ce terrible événement, la zone du sinistre reste quasiment déserte, marquée par une absence d’activités et une inquiétude persistante parmi les habitants. Bien que la capitale ait repris son souffle avec la réouverture des administrations et la reprise des approvisionnements en carburant, les séquelles physiques et psychologiques demeurent profondes. Le plan d’urgence mis en place par le gouvernement a permis de gérer la crise immédiate, mais les habitants continuent de vivre dans l’ombre du drame.
La solidarité internationale, avec l’arrivée de secouristes sénégalais, français et américains, a été déterminante dans la gestion de la catastrophe. Cependant, un an après, une question demeure sans réponse : l’origine de l’incendie. Une enquête judiciaire, ouverte pour éclaircir les circonstances de l’explosion et déterminer si celle-ci résulte d’un « incendie volontaire », est toujours en cours.
Les Guinéens, tout comme les autorités, attendent avec impatience les résultats de cette enquête, qui pourrait apporter des réponses cruciales sur un drame qui a profondément marqué la nation.
Ibrahima Sory Soumah














