Ce week-end, la Confédération des États du Sahel (AES), présidée par le Général Assimi Goïta, a lancé une déclaration audacieuse, marquant un tournant dans les relations avec la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). À l’occasion de la 66e session ordinaire de la CEDEAO, à Abuja, sans la participation du Mali, du Burkina Faso et du Niger, ces trois nations dirigées par des régimes militaires, renforcent leur position avec l’Alliance des États du Sahel.
La déclaration précise que les ressortissants de la CEDEAO bénéficieront de la libre circulation dans les États membres de l’AES sans visa, tout en prévoyant le droit de chaque pays de refuser l’entrée aux immigrants jugés inadmissibles. En outre, les véhicules particuliers et commerciaux immatriculés dans un pays de la CEDEAO pourront circuler librement au sein de l’AES, sous réserve des textes en vigueur.
Ce geste représente une rupture nette avec la CEDEAO et annonce des tensions croissantes dans un contexte géopolitique marqué par la montée en puissance des régimes militaires et le rejet des anciennes puissances coloniales.
La rédaction














