Mouctar Kalissa, secrétaire général de la jeunesse de l’UFR, a exprimé sa profonde révolte après les récents actes liés au rapatriement forcé des ressortissants sierra-léonais. Il dénonce avec véhémence la violence symbolique et physique infligée à ces citoyens, pris dans un tourbillon d’humiliation. Selon Kalissa, les autorités guinéennes n’ont pas seulement expulsé ces personnes de manière brutale, mais ont également incinéré leurs biens personnels avant de les entasser dans des camions militaires. Dans le quartier de Téménétaye (Kaloum), des incendies ont même éclaté, obligeant l’intervention des pompiers, un événement qui a ajouté une dimension tragique à cet acte déjà choquant. Kalissa considère ces agissements comme une atteinte flagrante aux droits humains, une violation inacceptable qui menace de compromettre les relations diplomatiques entre les deux pays.
Au-delà de la violence symbolique, le secrétaire général de la jeunesse de l’UFR s’interroge sur la véritable efficacité de cette opération. « Aucun délinquant, aucun criminel n’a été arrêté parmi les rapatriés », a-t-il souligné, remettant en question les intentions et la gestion de l’opération. Pour lui, cette action n’a fait qu’infliger davantage de souffrances à des innocents, sans pour autant répondre à la prétendue nécessité de mettre fin à la criminalité.
Mouctar Kalissa propose une alternative plus rationnelle et constructive : l’introduction de cartes de séjour pour tous les ressortissants sierra-léonais résidant en Guinée. Selon lui, cette mesure permettrait de régulariser la situation de ces migrants, tout en renforçant la sécurité du pays et en contribuant à l’économie nationale. Les cartes de séjour, payables chaque mois, pourraient ainsi servir de levier financier pour l’État tout en intégrant les migrants dans le tissu social guinéen. Cette suggestion a été largement discutée lors de la réunion du parti de Sidya Touré, l’UFR, où le rapatriement forcé a été pointé comme un sujet de tension majeur. Kalissa appelle les autorités guinéennes à faire preuve de discernement et d’humanité dans leurs actions, loin de toute forme de barbarie.
Kadiatou Baldé














