Suite aux accusations portées à son encontre par le Président de la Délégation spéciale, le Capitaine Mamady Condé a tenu à apporter sa version des faits concernant les événements du 11 décembre, où il est accusé d’avoir « tabassé » ce dernier. Selon le Sous-préfet, les tensions ont éclaté après une affaire financière concernant une compensation de 307 millions 600 mille francs guinéens, dont le montant a été versé à la communauté pour des démarches administratives.
D’après le récit de Mamady Condé, tout a commencé le mardi précédent, lorsque la communauté lui a tendu un document pour demander son aide dans la gestion de cet argent. Le Capitaine Condé explique que l’argent a été transféré sur un compte personnel par le Président de la Délégation spéciale, ce qui, selon lui, n’était pas un problème en soi, à condition qu’il informe les membres concernés. Le Sous-préfet affirme que l’individu concerné a choisi de ne pas informer la communauté, agissant en toute discrétion, et a envoyé l’argent directement à domicile vers 19 h ou 20 h.
Ce manque de communication a alimenté la méfiance parmi les jeunes de la communauté, qui se sont rendus chez Mamady Condé pour lui faire part de leurs inquiétudes. Le Sous-préfet, dans un souci de clarification, a donc entamé une enquête, rencontrant le Président de la Délégation spéciale pour lui demander des explications. Ce dernier a affirmé que l’argent était bien disponible, mais n’a pas pris l’initiative de rencontrer la communauté comme convenu le lendemain, le mercredi 11 décembre. Au lieu de cela, Mamady Condé apprend que le Président se trouve à Boké.
Le Capitaine Condé, toujours selon ses déclarations, a pris l’initiative de mettre en demeure le responsable, l’exhortant à récupérer l’argent pour apaiser les tensions croissantes. Il lui aurait conseillé de traiter l’affaire dans un cadre sécurisé, de peur que la situation n’échappe à tout contrôle. Ce conseil, qui visait à protéger l’individu des risques de violences, aurait été mal interprété. Le Sous-préfet a affirmé avoir simplement fermé la porte sans avoir eu recours à la violence physique, contrairement à ce qui a été rapporté par certains témoins.
En conclusion, Mamady Condé insiste sur le fait qu’il n’a jamais frappé le Président de la Délégation spéciale et que son action visait uniquement à préserver l’ordre et éviter toute escalade violente. Quant à la communauté, elle a finalement reçu le paiement qui lui était dû, et les tensions semblent pour le moment apaisées.
Ce différend met en lumière des questions de gestion et de communication au sein de la communauté, mais aussi les défis liés à la gestion des fonds publics. Les autorités continueront sans doute à suivre de près l’évolution de la situation, afin de s’assurer que de tels incidents ne se reproduisent plus à l’avenir.
La rédaction














