Le Procureur Général près la Cour d’Appel de Conakry, Fallou Doumbouya, a récemment ordonné le démantèlement de plusieurs zones criminogènes dans la capitale guinéenne. Cette initiative survient après la recrudescence préoccupante de la criminalité et de la délinquance qui affecte l’ensemble des communes de Conakry. Les forces de police et de gendarmerie ont intensifié leurs interventions, notamment mardi et mercredi derniers, en menant des opérations de grande envergure dans des quartiers stratégiques tels que Coleah, Bousooura, Mafanco, ainsi que dans d’autres zones ciblées.
Lors d’une tournée de contrôle, le Procureur a souligné la gravité du phénomène criminel qui touche la ville, insistant sur la nécessité d’une coordination efficace entre tous les acteurs de la chaîne pénale pour contrer cette situation. Selon ses déclarations, 440 zones criminogènes ont été identifiées dans les 13 communes de Conakry, allant des îles de Kassa à Manéyah.
Les zones criminogènes sont réparties comme suit :
Commune de Matoto : 7%
Commune de Kaloum : 3%
Commune de Lambagny : 9%
Commune de Ratoma : 7%
Commune de Kassa : 3%
Commune de Sonfonia : 21%
Commune de Matam : 5%
Commune de Dixinn : 13%
Commune de Sanoyah : 5%
Commune de Tombolia : 9%
Commune de Manéyah : 1%
Commune de Kagbelen : 6%
Commune de Gbessia : 10%
Face à cette situation préoccupante, le Procureur a réaffirmé l’importance d’une collaboration étroite entre les forces de l’ordre, les agents de la police judiciaire, le parquet et l’administration du territoire, afin de rétablir l’ordre et la sécurité dans la capitale. Ces actions de démantèlement visent à éradiquer les foyers de criminalité et à restaurer un climat de paix et de sécurité pour les citoyens de Conakry.
Ibrahima Sory Soumah














