Abou Mohammed al-Joulani, aujourd’hui sous son vrai nom, Ahmed al-Sharaa, a fait une transition radicale, passant d’un chef djihadiste à un homme politique rebelle. Ancien membre d’Al-Qaïda, il fonde en 2012 le Front al-Nusra, une branche syrienne du groupe, avant de se dissocier de l’État islamique (EI) en 2013 pour rester fidèle à Al-Qaïda. Ses choix stratégiques et son apparence ont changé au fil des années, symbolisant son éloignement de son passé djihadiste. Alors qu’il portait autrefois la tenue des militants, il arbore désormais un uniforme militaire, soulignant son rôle de commandant.
En 2025, Joulani dirige Hayat Tahrir al-Sham (HTS), une faction rebelle dominante en Syrie, et revendique la prise de Damas, consolidant ainsi son emprise sur le pays. Ce changement s’accompagne d’une volonté de se légitimer politiquement dans le cadre de la transition syrienne.
Originaire d’Arabie saoudite, Joulani a commencé son parcours djihadiste en Irak après l’invasion américaine de 2003. En 2021, il a exprimé son désir de préserver l’identité syrienne tout en se distanciant des méthodes violentes de l’EI, marquant ainsi une évolution importante dans son leadership.
La rédaction














