À Conakry, notamment dans la commune de Yimbaya, la vente de l’aloko (banane plantain) se fait dans des conditions d’hygiène déplorables. Dès qu’on franchit le rond-point Tannerie, l’une des premières choses qui attirent l’attention est la passerelle, qui semble offrir une vue agréable. Cependant, derrière cette image, se cache une réalité bien moins reluisante : la gestion des bananes plantains dans un environnement insalubre.
Sur le marché de Yimbaya, la saleté et la poussière dominent. Les étals de bananes sont envahis par des mouches, et les camions déchargent les bananes en pagaille, sous une atmosphère étouffante. Les conditions de vente sont loin d’être idéales, ce qui crée un risque de contamination pour les consommateurs. Les taxis-motos, circulant sans aucune règle d’hygiène, aggravent encore la situation.
Une eau de ruissellement, qui dégage une odeur acide et citronnée, se mélange aux bananes destinées à la consommation, soulevant de sérieuses inquiétudes sur leur qualité. Face à cette insalubrité, les habitants doivent faire preuve de vigilance concernant la provenance et la qualité des aliments qu’ils consomment. Il est urgent que des mesures soient prises pour améliorer la propreté des marchés et garantir la sécurité alimentaire à Conakry.
Kadiatou Baldé














