Malgré les efforts des autorités pour éradiquer la vente illicite de médicaments, ce phénomène a refait surface dans les rues de Conakry. Les marchés, trottoirs et carrefours de la capitale sont de nouveau saturés de vendeurs ambulants proposant des médicaments d’origine douteuse. À Cosa, notamment sur l’axe Petit Symbaya près des rails, la situation est préoccupante : des cartons et seaux, dissimulés sous des articles comme du papier hygiénique, contiennent des médicaments périmés, contrefaits ou dangereux. Des produits comme le Mebendazole, le Sudrex ou le Métronidazole, vendus à des prix attractifs, sont accessibles à tous, sans aucune vérification, mettant ainsi en danger la santé publique.
À Koloma, un autre marché informel, la scène est similaire. Entre les étals de nourriture et autres produits, des femmes ambulantes écoulent des médicaments à prix réduits. Armées de haut-parleurs, elles attirent les clients, répondant à une demande grandissante due à la cherté des médicaments en pharmacie légale.
La question demeure : pourquoi ce marché parallèle persiste-t-il malgré les interdictions et les descentes régulières des autorités ? L’absence de stratégie cohérente, l’impuissance apparente des autorités et la corruption semblent être des facteurs déterminants expliquant cette résurgence. Ce retour en force de la vente illégale de médicaments à Conakry révèle l’échec des mécanismes de contrôle et soulève des inquiétudes sur la capacité de l’État à maîtriser ce fléau.
Amadou Diallo














