Ce jeudi matin, la ville de Kindia, située au centre de la Guinée, fait face à une grave pénurie d’essence. Les stations-service sont prises d’assaut par des automobilistes et des détaillants, provoquant des files d’attente interminables. Le litre d’essence se négocie désormais entre 15 000 et 20 000 GNF chez les détaillants, bien au-delà du prix habituel. Certaines stations, déjà à court de carburant, ont suspendu la vente, alimentant ainsi une atmosphère de crise dans la ville.
À la station BNT de Caravansérail, en plein cœur de la ville, la situation est particulièrement tendue. Dès 5 heures du matin, la station est envahie par des véhicules et des commerçants, chacun espérant remplir son réservoir avant que le carburant ne disparaisse. Plus loin, à la station Shell de Bhalebowal, le constat est similaire : une afflux massif de clients et une pénurie imminente. À la gare routière Oyé Guilavogui, bien que des citernes d’essence soient stationnées le long de la route, la station est complètement fermée, exacerbant l’incertitude parmi les habitants.
Face à cette agitation, la Société Nationale des Pétroles de Guinée tente de rassurer la population, affirmant qu’il n’y a « ni rupture ni pénurie de produits pétroliers » dans le pays. Cependant, la crainte d’une crise de carburant imminente, à l’image des pénuries vécues récemment à Conakry, Labé et Kankan, demeure dans l’air, avec un approvisionnement toujours aussi incertain
Momoya Sylla














