Le Syndicat des professionnels de la Presse Privée de Guinée (SPPG) a vivement réagi à la condamnation du directeur de publication du journal Le Baobab, Bakary Gamalo Bamba, ce mardi 3 décembre 2024, par le tribunal de première instance de Kaloum. Sekou Jamal Pendessa, secrétaire général du SPPG, a exprimé sa joie de voir Bakary retrouver sa liberté, mais a dénoncé la décision de le condamner sur la base du code pénal. Selon lui, la condamnation du journaliste ne devrait pas reposer sur un cadre pénal, mais plutôt sur la loi 002, qui protège le métier de journaliste.
« Les juges semblent ignorer l’existence des lois protégeant le journalisme, ce qui est inquiétant. Cette situation pourrait ouvrir la porte à d’autres condamnations injustifiées », a-t-il averti.
Il a aussi fustigé la saisie du téléphone de Bakary, soulignant qu’elle constitue une violation flagrante de la vie privée du journaliste. « Le téléphone, c’est la vie privée d’un journaliste », a-t-il insisté, déplorant la contradiction d’un président de tribunal qui, tout en portant plainte pour atteinte à la vie privée, autorise la confiscation du tétéléphone.
Kadiatou Baldé














