Cette semaine, un accord entre le ministère du Commerce et le Groupe CIAO a permis une légère baisse du prix du riz sur le marché local. Le sac de 50 kg, qui se vendait jusqu’à 320 000 GNF, est désormais proposé à 300 000 GNF chez les grossistes. Une mesure qui visait à alléger le fardeau des consommateurs et promouvoir l’autosuffisance alimentaire en Guinée.
Cependant, cette réduction a été jugée insuffisante par plusieurs femmes commerçantes dans les marchés de la capitale. À Kiroty, commune de Lambanyi, Néné Oumou Sow n’hésite pas à exprimer son mécontentement : « 20 000 GNF de réduction, c’est quoi ? C’est le prix de 5 tomates ! ». Madame Baldé Binta va plus loin : « Ils doivent arrêter de se moquer de nous. La Guinée est riche, ils doivent investir dans l’agriculture. 20 000 GNF, ce n’est rien, c’est le prix de 4 pains ».
À Taouyah, Aminata Camara partage le même sentiment : « 20 000 GNF de différence, ça ne change rien. On nous fait encore dépendre des commerçants pour nous nourrir, alors que la terre est riche ».
Au-delà de la baisse des prix, ces voix dénoncent une solution qui reste bien trop marginale. Elles appellent à des actions concrètes, notamment dans l’agriculture, pour garantir une amélioration réelle du pouvoir d’achat des Guinéens et leur indépendance alimentaire.
La rédaction














