Depuis le lancement de l’opération de contrôle des vignettes 2024, le 18 novembre dernier, les autorités guinéennes intensifient leur action pour s’assurer que tous les véhicules circulant à Conakry et dans ses environs soient en règle. Les policiers, gendarmes et agents du ministère des Transports sont déployés aux principaux carrefours du Grand-Conakry, procédant à des contrôles systématiques sur la présence de la vignette obligatoire sur les pare-brises des véhicules.
Au rond-point d’Enco5, ce dimanche, un incident en dit long sur la détermination des autorités à recouvrer les taxes. Un agent interpelle un conducteur : “Où est votre vignette 2024 ? Elle n’est pas sur votre pare-brise, pourquoi ?”. Pris au dépourvu, le conducteur répond : “Je ne l’ai pas encore achetée.” L’agent, ferme sous le regard d’un gendarme, réplique immédiatement : “Garez-vous là-bas. Si vous ne payez pas, vous ne passerez pas.” Le conducteur est alors conduit vers un autre agent civil pour régulariser sa situation.
Cette scène se répète tout au long de la capitale, notamment au rond-point de Cosa, à la Tannerie, à Gbessia, et le long de la T7 et T8. Les forces de l’ordre veillent à ce que chaque automobiliste soit en règle. Pourtant, face à la pression, certains conducteurs cherchent à esquiver les contrôles. Un chauffeur rencontré à Petit Symbaya explique : “Je n’ai pas l’argent pour acheter la vignette, alors je préfère éviter les zones à forte circulation.” Un autre admet : “Je roule la nuit, entre 21h et 5h, jusqu’à la fin de l’année, c’est plus tranquille.”
Malgré ces tentatives de contournement, les autorités restent implacables et poursuivent l’opération jusqu’au 31 décembre 2024. L’objectif est clair : forcer le recouvrement de la vignette et lutter contre la résistance de certains usagers qui refusent d’honorer cette obligation. Pour l’heure, le contrôle semble avoir pris une tournure « forcée », et les autorités se montrent déterminées à ne pas relâcher la pression.














